L'alimentation du

chien de sport

Un chien sportif est comme un athlète de haut niveau : l’alimentation est très importante et joue beaucoup sur le résultat final. L’attention portée sur la ration de son chien quelques jours avant une course ou une épreuve est fondamentale. Elle permet d’optimiser les chances de réussite et d’éviter des erreurs qui peuvent coûter très cher.

 

Toute la difficulté réside dans le calcul judicieux de la juste quantité : « Trop nuit autant que pas assez ! » L’alimentation est indiscutablement un point d’attention majeur pour tout maître digne de ce nom. La qualité de la ration apportée au chien conditionnera en grande partie sa santé, sa vitalité et son humeur.

 

En alimentation, il existe de grands principes qu’il faut suivre puis c’est une adaptation constante aux besoins de l’animal. Le chien est un animal carnivore qui demande, en plus de viande, une quantité non négligeable de légumes et de céréales. Les aliments fournissent au chien l’énergie dont il a besoin et tous les nutriments nécessaires à la construction et au fonctionnement de son organisme. Il est donc indispensable de lui fournir une quantité d’aliment suffisante à ses besoins. Mais la quantité n’est pas tout, la qualité est tout aussi primordiale. En effet, il serait inutile de donner un kilo de plumes à un chien, la kératine est bien une protéine, mais quasiment inutilisable pour le chien car non absorbés par le tube digestif.

Actuellement, il est vrai que l’on ne voit plus beaucoup en France, de chiens sous-nourris ou présentant des pathologies de carences alimentaires. Les problèmes sont beaucoup plus souvent des rations mal équilibrées ou trop riches.

 

Les chiens de sport et de travail

On parle de chiens de sport pour des chiens qui font très régulièrement des efforts intenses, prolongés ou répétés. Un chien qui suit son maître pour le footing dominical ne peut pas entrer dans la catégorie des chiens sportifs.

Certes, il peut être plus sportif que son maître, mais ce n’est pas une raison pour modifier sa ration alimentaire ! En revanche, un chien qui s’entraîne deux à trois fois par semaine pour une épreuve et qui passe régulièrement ses week-end sur les concours devra être nourri avec plus d’attention. En effet, de nombreux facteurs vont influencer ses besoins en énergie : l’effort bien sûr mais aussi le type d’épreuve, la température extérieure, le stress, etc. Ainsi, le chien de travail, qui doit non seulement fournir un effort physique, dépense beaucoup d’énergie dans l’attention qu’il porte à son maître et dans la concentration exigée.

Si l’épreuve est extérieure, il est évident que des conditions rigoureuses (en hiver, dans la neige) demanderont plus d’énergie qu’une épreuve au printemps, au bord de la Méditerranée. Tous ces facteurs sont donc à prendre en compte dans le calcul de la ration du chien.

 

Des gammes différentes

Augmenter la quantité d’énergie pour un chien n’est pas seulement mettre un peu d’huile dans sa gamelle ; Il faut augmenter toutes les fractions de l’aliment, les lipides, les glucides et les protéines mais aussi les minéraux et les vitamines. Il est alors fastidieux de préparer une ration ménagère. Il vaut mieux acheter dans le commerce des aliments déjà préparés.

Il existe des gammes de croquettes adaptées pour les chiens de sport. Certaines gammes font même la différence entre les sports : une gamme pour les sports d’endurance, (les course de traîneaux pour les chiens nordiques) et des sports plus brefs (l’agility, le ring, les courses, etc.).

Bien entendu, les dosages ne sont pas identiques, les premiers demandent une énergie libérée progressivement, les seconds demandent une libération immédiate et intense. La qualité est souvent aussi bien meilleure. Il faut en effet que les croquettes soient constituées par des aliments de bonne qualité. Généralement, dans les gammes spécialement adaptées pour des chiens d’utilité, le cahier des charges du fabriquant est plus précis. La digestibilité, c’est à dire la capacité de la croquette à être digérée par le chien, est alors bien supérieure. On a donc un rendement énergie/quantité supérieur.

 

Ne pas en faire trop !

Attention, la quantité ou la richesse de la ration n’est pas sans conséquence.

Si le chien n’est pas aussi sportif que son maître l’imagine ou si ce dernier augmente vraiment beaucoup la quantité, l’obésité est à craindre. Il faut évidemment rester mesuré dans l’augmentation de la ration. Il est d’ailleurs possible de demander conseil à votre vétérinaire.

L’obésité est définie comme une augmentation excessive du taux de graisse corporelle. On estime qu’un chien est obèse au-delà de 20% d’excès de poids par rapport au poids idéal de l’animal.

Pour un rottweiler de 45 kg, il est obèse dès 55kg, pour les petites races une faible prise de poids peut suffire! La différence n’est pas énorme à priori mais modifie énormément la longévité et le bien être de votre protégé. (Rapportée au poids humain cette définition estimerait qu’un adulte de 70 kg est en surpoids à partir de 84kg). Lorsqu’on augmente la ration de son chien, il est indispensable de penser à fractionner la gamelle en deux ou trois repas.

Continuer à donner toutes les croquettes en un seul repas contribue à augmenter les risques d’apparition d’une dilatation torsion d’estomac. En effet, le syndrome dilatation-torsion de l’estomac est caractérisé par l’accumulation de gaz et de liquides dans l’estomac à l’origine de la dilatation de cet organe, puis, dans certains cas, cette dilatation est suivie d’une torsion.

C’est une réelle urgence vétérinaire car rapidement s’installe un état de choc conduisant sans traitement à la mort de l’animal en quelques heures. De nombreuses publications incriminent un exercice violent après un repas copieux, ou la qualité de l’aliment voire aussi le fait de faire un repas unique dans la journée. Il convient donc de limiter les risques, surtout bien évidemment chez les molosses.

Quelques conseils

Les transitions alimentaires doivent se faire sur une semaine.

Il est particulièrement important de ne pas passer d’un aliment à un autre en une seule fois. Il est préférable, pour éviter les diarrhées, de diminuer progressivement la ration initiale et d’augmenter d’autant les nouveaux aliments. Il ne faut pas croire que le chien aime varier les menus.

Contrairement aux hommes et aux chats, le chien est attaché à ses habitudes alimentaires. Ce qui explique les transitions longues. Pour un molosse, il est important de donner deux repas par jour. Pour des chiens régulièrement sollicités comme un chien de travail, il est même possible de donner trois repas par jour. Le repas doit avoir lieu dans un endroit donné et à heure fixe. Il est préférable de donner la gamelle après votre propre repas, dans un lieu calme et de ne pas rester à côté du chien qui mange ni de l’exciter à ce moment. Après quinze minutes, retirez la gamelle, qu’il ait fini ou non.

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